Les premiers Pioupious sont livrés !


Et voilà !
La première série de prototypes est partie à La Poste !

Dans quelques jours, des Pioupious vont commencer à fleurir sur les décollages de parapente et sur les spots de kite.


J'allais marquer « ça a été une sacré aventure  ». Mais non : c'est plutôt le tout début d'une super aventure ;) Maintenant que les protos sont envoyés, je vais pouvoir lancer les commandes. C'est le top départ que j'attendais.

Ça tombe plutôt bien, l'article dans le magazine de la FFVL vient de sortir :
Et depuis, mon téléphone n'arrête pas de sonner. Je reçois aussi pas mal de mails.

Ah oui, parce que dans l'article c'est marqué que les commandes sont déjà ouvertes. Sauf que l'article, je l'ai écrit début mai. Et qu'à l'époque, je n'avais pas prévu que les cartes allaient faire de la fumée.

Jolis dessins

À défaut de commandes déjà ouvertes − ça arrive, promis − vous pouvez déjà contempler les relevés du tout premier pioupiou : http://pioupiou.fr/1 (facile à retenir, l'adresse !).

Encore une fois, c'est de l'ingénieurie dictée par l'usage. Je ne vous cache pas qu'avant de faire ça, j'ai jeté un petit coup d’œil à ce qui se faisait chez la concurrence.

J'ai été très surpris : Si on trouve couramment les mesures du vent moyen et des rafales,  le vent minimum est lui quasi systématiquement oublié. C'est dommage. Les molles, ça compte ! Surtout pour le soaring, le kite et la planche !

Donc voici une première tentative de graph du vent « fait maison ».
Le trait foncé c'est le vent moyen, avec l'amplitude mini/maxi en fond.


J'imagine que de cette manière, on se rend mieux compte de la régularité du vent.

La peinture aussi

Mais avant de faire joujou avec l'ordinateur, il a fallu ressortir les vieux pinceaux de l'école primaire.

Ce qui est bien avec l'électronique, c'est que les correctifs de bugs sont quand même vachement plus fun que quand on fait du logiciel…

J'ai donc fait un petit détour par chez Bricoman, pour me délester des douze euros que coûte un faux Drémel. (à ce prix, je n'ose même pas imaginer dans quelles conditions ils sont fabriqués).


Bref, une fois la trentaine de carte passée à la moulinette, j'ai vidé trois bombes de nettoyant à clavier pour dépoussiérer tout ça.


La caissière du supermarché a du me prendre pour un drogué, mais en même temps à trois euros la bombe, ça reste moins cher que d'acheter un compresseur.

J'ai préféré investir dans mon avenir, avec un beau masque pour respirer les bonnes vapeurs de toluène.


On en arrive à la peinture…

Comme j'avais esquinté mes cartes, ça semblait logique de les re-vernir pour les protéger de l'oxydation.


Mais ça n'est pas le vrai prétexte.

En réalité, j'avais acheté ce bidon il y a bien longtemps. Ça s'appelle du « Vernis de tropicalisation ». Et comme son nom l'indique, c'est fait pour tropicaliser les cartes, c'est à dire les protéger des environnements hostiles.

Concrètement on en barbouille partout sur la carte, en recouvrant les composants, comme ça elle devient étanche. Comme ça Pioupiou ne craint plus l'humidité. Je peux jouer avec dans mon bain.

Le moment de vérité

Enfin avant de tout noyer dans le vernis, restait la dernière étape fondamentale : le passage par l'arbre à Pioupiou !


Objectif : s'assurer du fonctionnement de chaque balise. Pour être certain qu'ils racontent tous à peu près la même chose.

C'était juste après la séance de bronzage collective, pour tester les panneaux solaires et la charge des batteries.


D'ailleurs, je crois que certaines batteries ont morflées lors de mes court-circuits improvisés. Cela dit, j'ai délibérément fait le choix de quand même les utiliser. Ça me permettra d'étudier leur comportement sur le long terme. Et au pire, si elles ne passent pas l'été, on se verra à la Coupe Icare pour les échanger…

Mieux que la cabine UV pour les récalcitrantes :



J'aurai encore des tas de choses à vous raconter. Mais comme l'horloge de l'ordinateur indique 00:47, on va s’arrêter là. Demain je m'y remet de bonne heure !

C'est un boulot de dingue, mais je n'ai jamais été aussi stimulé de ma vie. Je m'amuse comme un petit fou, et mon petit doigt me dit que ce n'est que le début. C'est vraiment ça que l'école n'a pas su m'apporter. C'est dommage : sans cet ennui éternel, on était fait pour très bien s'entendre.

Enfin, si j'avais pas autant séché les cours pour faire de l'ordi et du parapente, je ne serai pas là en train de jouer à la météo ;)

Bonus pour les anglophones : Coder’s High − Programming is just like drugs, except the dealer pays you.

Cet article est un chapitre de l'histoire de Pioupiou, la balise météo unique en son genre.

Si ce projet vous tient à cœur, vous pouvez nous donner les moyens d'améliorer Pioupiou et d'inventer le reste de sa famille. Tous les dons récoltés seront exclusivement assignés au budget recherche et développement.

Vous pouvez également nous envoyer un chèque, à l'ordre de Bac Plus Zéro, 12 rue Servan, 38000 Grenoble. (joignez y un petit mot).

Commentaires

  1. Bien reçue.... :-) Y'a plus qu'a! ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Merci pour tes efforts Nico ;mais la dream team est déjà parti au Texas. Retour le 4 Juillet.
    Pour ceux qui veulent connaitre le Vent sur les hauteurs de Nice ...c 'est la 5

    RépondreSupprimer
  3. Tu peux peut-être t'inspirer de cette page en mettant les unités à droite aussi :
    http://www.oso.chalmers.se/weather/

    RépondreSupprimer
  4. Super boulot Nico, toujours sympa de lire ton blog avec la touche d'humour Geek! Dommage que le lien fonctionne plus de Coder’s High − Programming is just like drugs, except the dealer pays you.

    YoyoTux

    RépondreSupprimer
  5. J'ai retrouvé l'article Coder’s High, sympa! ça me donne envie de changer de métier ;)

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire